Le mot bragr signifie « parangon » et aussi « poésie ». Une loutre avait capturé un saumon. Voyez la Chasse Sauvage au cours de laquelle il s’élance irrésistiblement à travers les airs, chevauchant Sleipnir, qui glisse plus qu’il ne trotte ou galope ; il est vraiment aérien : Farmatýr (« dieu des cargaisons »), Hangi (« Pendu »), Hangatýr (« dieu des pendus »), Hangaguð (« dieu des pendus »), Váfuðr (« vagabond »), Svipall (« d’apparence changeante »), Fjölnir (« multiforme », « polymorphe »), il est une sorte de dieu « courant d’air » (Viðrir : « vent »). 1). 43Le sacrifice typique offert à Óðinn consiste à pendre la victime et à la transpercer d’une lance. Le mot « samedi » dans les cinq langues langues scandinaves signifie « jour de lessive ». With Brigitte Bardot, Curd Jürgens, Jean-Louis Trintignant, Jane Marken. Il a besoin de moins de sommeil qu’un oiseau et voit de jour comme de nuit à cent lieues à la ronde. Útgarðaloki se gausse d’eux. De son nom vient le mot lof : « permission » et aussi le fait qu’elle soit tant louée par les hommes (Gylfaginning 35). La Helreið Brynhildar (« Chevauchée de Brynhildr au domaine de Hel »), narre le voyage de Brynhildr, morte, qui dialogue avec une géante et lui raconte sa vie passée. Fils de Thrudgelmir et par conséquent petits fils d'Ymir, le géant originel. Freyr était un symbole de prospérité et de conditions climatiques agréables. Les deux nains mettent ensuite à mort le géant Gillingr (= « crieur ») et sa femme, mais sont exposés par leur fils, Suttungr (« le noir »), sur un récif battu par les flots et ne doivent la vie sauve qu’en abandonnant le précieux hydromel à Suttungr, qui le fait garder à Hnitbjörg (« rochers qui s’entrechoquent », ce qui rappelle les Symplégades) par sa fille Gunnlöð (« celle qui invite au combat »). Search the world's information, including webpages, images, videos and more. Or, le trésor ne suffit pas à remplir la peau de loutre et à la recouvrir d’or. 104Dans le premier cas, il y a rupture (certes, involontaire) du pacte scellé par Orphée avec Hadès, alors que dans le Nord, la condition énoncée par Hel pour libérer Baldr n’est pas remplie, par la faute de Loki. Óðinn chevauche à travers les nuées en compagnie de ses filles, les valkyries. p. 603). Le soir, alors que Skrýmir dort déjà, Þórr essaie vainement de dénouer les cordons de son sac à provisions que Skrýmir a serrés. l’Âge d’Homme, 1989, ou : Poèmes héroïques vieilanglais : Beowulf,... André Crépin, Paris, 1981, 10/18, bibliothèque médiévale), on cite un certain Heremod (902 sqq.) Lorsqu’il présente sa requête à Hel, celle-ci accepte à une condition : que tous les vivants et les morts pleurent Baldr. Snorri a divinisé Hermóðr, qui, dans les poèmes scaldiques, est un héros (Hyndluljóð 2 ; dans les Hákonarmál 14 d’Eyvindr, Hermóðr et Bragi saluent les guerriers morts entrant à la valhöll sans qu’il soit fait allusion à leur divinité). 138La plus éminente est Frigg. Ils se mirent d’accord tous les deux pour demeurer alternativement neuf nuits à Þrymheimr et neuf nuits à Nóatún. 62). Il essuie tout d’abord un refus de la part du serviteur Eldir, puis se targue d’être le frère de sang d’Óðinn jusqu’à ce que, finalement, de mauvaise grâce, on le laisse rentrer. Le couple divin prend parfois des partis différents dans les conflits qui opposent les hommes (Cf. Ils habitent Alfheim. Elles sont connues pour présider le destin des hommes et les diriger sans pitié. le rôle du cheval chez les Indo-Européens et chez Óðinn). Mais Fenrir se méfie. P. Guelpa, « Irminsul, l’Arbre du monde des Saxons », infra). S’il participe au combat, ses armes ne sont jamais celles de la guerre, elles sont toujours de nature intellectuelle : science, ruse, artifice, magie. Þjálfi prévient Hrungnir que Þórr va l’attaquer par-dessous. 30Óðinn n’est pas, comme on le croit souvent à tort, le dieu de la guerre ; en effet, il ne combat jamais lui-même avec les armes de la guerre. 27Óðinn a créé les hommes (Völuspá 17-18 : avec ses frères, Hoenir et Loðurr, chez Snorri : avec Vili et Vé) et est également l’ancêtre de plusieurs familles royales : les Völsungar, les Skjöldungar, les Ynglingar, les Skilfingar. Il conseille à Hotherus de s’approprier l’épée de Mimingus, démon sylvestre, épée susceptible de tuer Balderus. Une branche de sorbier lui a permis de sortir de l’eau, ce qui explique que le sorbier soit appelé « le salut de Þórr » : Þórs björg. On sait en effet le rôle joué par le cheval chez les Ases et tout spécialement pour le premier d’entre eux, Óðinn (voir infra). Elle est la déesse des femmes, de la famille et de l’amour conjugal. Freyja le pleure en versant des larmes d’or rouge. Ingunn Ásdísardóttir se distingue de ses collègues en refusant, avec des arguments pertinents, la thèse traditionnelle selon laquelle les deux déesses seraient deux manifestations complémentaires d’un seul culte, celui de la « Grande Déesse » mère, protectrice du foyer et de la fécondité. Finalement, le chaudron arrive chez les Ases et Ægir est en mesure d’y brasser la bière. Leurs traits sont plus naturalistes que les Ases. Hermóðr révèle sa mission et Móðguðr confirme que Baldr se trouve bien chez Hel. OpenEdition est un portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales. Or la leçon des trois autres manuscrits principaux (Codex Trajectinus, Codex Wormiamus, Codex Upsaliensis) dit qu’ils « demeureraient neuf nuits à Þrymheimr et ensuite trois autres à Nóatún ». Dernière modification le 08/10/2019 par Ervael. Puis, c’est Óðinn qui interroge son adversaire au sujet de la genèse du monde, de la terre, du soleil et de la lune, du jour et de la nuit, de l’hiver, de l’été, des géants, de Njörðr, des einherjar et du sort du monde et des dieux après les ragnarök. Le poème dit également qu’un géant a donné ses deux enfants en dédommagement à Þórr. 173Le roi Fróði ordonna aux servantes de moudre de l’or. C’est un roi de Danemark qui a été banni et a dû entreprendre de longs voyages. Bastet: déesse à tête de lion ou de chat. 180C’est la Vénus nordique et la plus célèbre des déesses. La dernière partie (strophes 146-164) renferme des chants magiques. Le doigt de pied d’Aurvandill devient alors une étoile. On sait par ailleurs, ainsi que nous le verrons infra, que la consécration à Óðinn se fait par pendaison. Loki attache alors le bout d’une ficelle à la barbe d’une chèvre et l’autre bout à ses testicules. "Heading for the volcanoes tomorrow and more hiking opportunities. Les Ases fournissent Hoenir et Mímir, homme très sage. On comprend le titre du célèbre roman de J.R.R. » Óðinn est donc le dieu de l’élite, tandis que Þórr est celui des inférieurs. »(R. Boyer, op. Le marteau Mjöllnir, qui a été fabriqué par deux nains, Sindri et Brokkr. Le nom de Kveld-Úlfr survit encore aujourd’hui dans notre « guilledou ». Il ne fait que conférer la victoire, décider du sort de la bataille. Cet épisode, qui se situe au tout début de l’histoire des dieux, est rapporté par la Ynglingasaga (Histoire de la dynastie suédoise des Ynglingar ou descendants d’Yngvi-Freyr, dont sont issus les rois de Norvège. De sa gueule s’écoule un fleuve de bave, Ván. Il s’agit bien en fait de deux familles de dieux distinctes à l’origine, qui se sont fait la guerre et se sont ensuite réconciliées. 38Il est l’archétype du père (Alföðr, Alfaðir, Veratýr : « dieu des hommes », Fimbultýr : « dieu terrible », Ómi : « le suprême », Hárr : « le Très-Haut », Valföðr : « père des occis », Sigföðr ou Sigfaðir ou Sigtýr : « père de la victoire ». Tristan et Isolde6. Týr ne parvient pas à le déplacer et c’est donc Þórr qui le charge sur sa tête. Certains géants possèdent des caractéristiques quasi-divines et sont même amis des dieux, comme Ægir, géant de la mer. Signalons ici l’erreur de R. Wagner, qui appellera Loki Loge), qui dévore tout, Þjálfi s’est fait surclasser à la course de vitesse par la pensée, dont le nom est Hugi. Ses servantes sont Fulla (« abondance ») et Gná (« suffisante provende »). Loading... Unsubscribe from vins2nis? La voici : 111Hotherus (Höðr, chez Snorri), natif de Suède, est le fils de Hothbrodus. Il sollicite de Freyja son habit de plumes afin que Loki s’en revêtisse et se mette à la recherche du marteau volé. 164Ensuite, Skaði s’en va dans la montagne habiter à Þrymheimr. Dverga drykkr : « boisson des nains », chez Gísli Súrsson, Gíslasaga. 40Dieu de la victoire (Sigfaðir, Sigföðr, Sigtýr) et de la guerre (Hjálmberi : « celui qui porte un heaume », Herjan : « seigneur de l’armée », Herran : Herteitr : « joyeux de l’armée », Herblindi : « qui aveugle l’armée », Biflindi : « qui fait trembler le bouclier », Hertýr : « dieu de l’armée », Þrórr : « attaquant », Atríðr : « assaillant », Sváfnir : « celui qui endort », Hnikarr : « provocateur », Hnikuðr : même sens, Geirölnir : « l’assaillant à la lance », Geirlöðnir : « qui invite au combat des lances », Kjalarr : « qui nourrit les charognards », Yggr : « redoutable », Þundr : « tonitruant », etc...) il ne combat pas lui-même. 5D’où une première interprétation, la thèse historiste de Bernhard Salin, Karl Helm et Walter Baetke (Cf. Fils de Sif, dieu de l'hiver et des archers, patron des serments et … Il est omniscient (Sannr, Saðr : « véridique », Sanngetall : « qui devine tout », Fjölsviðr : Fjölsvinnr : « celui qui sait beaucoup de choses ») et est l’ancêtre éponyme des Goths (Gautr). Tannhäuser4. Ainsi, les liens symbolisant ces unions dans l'arbre ne sont pas des erreurs : Freyr fut le mari de sa sœur Freyja (même s'ils n'eurent aucun enfant), et Bolthorn est le fils d'un frère et sa sœur. Ils passent le reste de la nuit dans une autre pièce. 126Mais il semblerait que la prose introductive, qui identifie Rígr à Heimdallr, soit entachée d’erreur, car Óðinn serait bien mieux à son affaire dans ce rôle : le jeune roi Konr (konr : « garçon, descendant, progéniture » ; ungr : « jeune » ; jeu de mot sur konungr : « roi »), engendré par Jarl, est initié aux runes et à la magie ! Les corbeaux Huginn (« l’esprit, la pensée ») et Muninn (« la mémoire »), qui survolent le monde entier et reviennent au petit-déjeûner l’informer de ce qui se passe dans le monde. 124Heimdallr nous est connu par un poème de l’Edda : 125La Rígsþula (« Poème mnémotechnique de Rígr »), qui est un poème didactique de 48 strophes en málahátr, d’une venue toute aristocratique (mépris des non-libres, exaltation de l’élite et du roi, ainsi que le note R. Boyer, op. Il fait moudre du sel tant et si bien que son bateau en sombre. Le séjour des géants est à Jötunheim. Isidore de Séville au début du VIIe siècle, Étymologies, PL 82, 496 ; l’œuvre d’Isidore est l’une des plus populaires au Moyen Age et il se pourrait que ce motif lui soit directement emprunté). 67Dans l’Antiquité, aussi bien les rochers que les chênes étaient consacrés au dieu du tonnerre. C’est le début du cycle héroïque de Sigurðr (Siegfried), thème majeur de la Tétralogie de Richard Wagner (1813-1883). Eglise Evangélique Vie Nouvelle Paris 82,015 views Þórr bondit de joie quand il reconnaît le marteau, s’en empare immédiatement et occit Þrymr et tous les autres géants présents. L’un des boucs de Þórr fait une chute qui est atribuée à Loki. On le représente par un nain. » D’autres passages dans d’autres textes (Théogonie d’Hésiode, Iliade) et la tradition mythique de nombreux autres peuples affirment que l’humanité est sortie du bois. donner le bon Dieu sans confession (transitive with à) to trust (someone) because of their appearance, because they look like the salt of the earth; Usage notes . Aussitôt, Loki offre de racheter sa tête. Dans le Landnámabók, c’est sur Freyr, Njörðr et l’« Ase tout-puissant » qu’on jure. F.-X. D’ailleurs, en vieux norois, l’expression fara til Heljar (« aller chez Hel ») ne signifie rien d’autre que « mourir » dans les poèmes de l’Edda et dans ceux des scaldes. 13Les Hávamál (« Dits du Très-Haut ») sont un poème gnomique de 164 strophes en ljóðahátr et en málahátr (Cf. 58Les Alvíssmál (« Dits d’Alvíss ») sont un poème de 35 strophes en fornyrðislag et en málaháttr. Hyndla cite de nombreux noms de dieux ou leurs descendants et aussi de nombreux personnages du cycle héroïque (Sigurðr, Gunnarr, Högni, Gjúki, Guðrún...). 87Sa mère est Frigg (Gylfaginning 22, Skáldskaparmál 19), son épouse Nanna, leur fils Forseti (« président »), dieu du þing (souvenonsnous que le þing est l’assemblée législative, juridique et judiciaire des hommes libres chez les peuples germaniques). 35Une autre forme de consécration à Óðinn, qui cette fois risque de n’être qu’un motif littéraire, comme le fait remarquer Jean Renaud (La Saga des Orcadiens, Paris, Aubier, 1990, chapitre VIII note 3, p. 259), est l’« aigle de sang » (blóðörn), horrible manière de donner la mort : on séparait à vif les côtes de la colonne vertébrale de la victime, on les déployait comme les ailes d’un aigle et on faisait ressortir les poumons. G. Nagy note que « les chênes et les rochers se distinguent par leur affinité sacrée avec le tonnerre au point que leur dénominations soient interchangeables dans différentes langues indo-européennes ». Ils boivent l’hydromel qui coule des pis de la chèvre Heiðrún, laquelle se tient sur le toit de la valhöll. supra)], une tradition danoise [les Gesta Danorum (tome III 69 sqq.) Þórólfr, l’un des premiers colons, à l’approche des côtes islandaises, jette à la mer les montants de son haut-siège (siège du maître de maison, du bóndi, le paysan libre et propriétaire, pilier de la société scandinave ancienne) sur lesquels la figure de Þórr était sculptée. It appears on a scroll beneath the shield of the version of the coat of arms of the United Kingdom. Toutefois, ceux qui comportaient le nom d’un dieu de la mythologie gréco-latine ont été transposés dans la mythologie germanique. Néanmoins, dans le domaine des Ases, ils pouvaient mourir et souffrir physiquement et psychologiquement. Abstract. Ensuite, il y a la version de Saxo, sensiblement différente et qui ne parle pas de Hermóðr. Dies Veneris, vieux-norrois fríadagr (variante sud-germanique de Frigg, mais Freyja et Frigg ont tendance à être confondues), islandais moderne föstudagur (« jour du jeûne »), allemand Freitag, anglais friday, néerlandais vrijdag, danois/norvégien/suédois fredag. Menacé de mort, celui-ci s’engage à partir à la recherche d’Iðunn si Freyja lui prête sa forme de faucon. Celle-ci ayant auparavant diverti le roi de Suède Gylfi, ce dernier promit de lui donner autant de terre que quatre bœufs retourneraient en un jour et une nuit. Elle saute de sa monture et Óðinn fait appel à quatre berserkir pour s’occuper du loup. Une différence fondamentale par rapport à l’immortalité des dieux grecs, qui voulait que les dieux scandinaves finiraient par perdre le jour de R… Il est riche et peut procurer à ceux qui les lui demandent l’abondance de terres et autres biens. Les Vanes sont les dieux de la troisième fonction dumézilienne, celle de la fertilité/fécondité. La forme sud germanique Frija pour Frigg a permis d’établir la confusion avec Freyja, qui de ce fait mérite bien son surnom de Vénus nordique. 81Óðinn dépose alors l’anneau Draupnir sur le bûcher et le cheval de Baldr est lui aussi brûlé. Il en fait donc très logiquement l’épouse d’Odin, le dieu suprême. » La Haustlöng nous le dépeint comme étant le voleur du collier de Freyja (strophe 9), celui qui joue de mauvais tours aux Ases (strophe 12), l’ami d’Óðinn et de Þórr (strophe 4). Il est insaisissable à tous les sens du termes : on ne peut le saisir, ni l’arrêter, ni le comprendre, ni lui faire confiance. Les Orcadiens se souviennet encore aujourd’hui de « Groti-Fenni » et de « Groti Menni » ! 3À l’origine, les sources nous disent qu’il y aurait eu une guerre entre ces deux familles, la guerre des Vanes (guerre des Ases contre les Vanes). Celui-ci lui raconte l’histoire d’Aurvandill, son mari ; Þórr, voulant franchir à gué les rivières Élivágar, transporte Aurvandill sur son dos, dans un panier. 11Or une troisième interprétation vient s’opposer à la seconde : celle d’Ólafur Briem (Heiðinn siður á Íslandi, Reykjavík 1945 : « la religion païenne en Islande »), qui part du fait qu’avant l’âge viking (environ 800-1066), le culte d’Óðinn (Ase) connaît son apogée dans les parties méridionales de la Scandinavie : Danemark, Götland, sud-est de la Norvège, tandis que les Vanes dominent partout ailleurs. Fils d'Odin et de la géante Grid, appelé à venger la mort de son père au cours du. Or, l’un des deux boite. Lui et son frère jumeau sont souvent cités ensemble. Il est à l’origine de l’accord de paix. Compte-rendu de Gerd Wolfgang Weber (Freie Universität Berlin, version html du fichier http://userpage.fu-berlin.de/~alvismal/3ulfar.pdf. Cf. Balderus apprend dans un rêve angoissant qu’il ira bientôt chez Proserpine. Du coup, Hrungnir se place sur son bouclier. L’idée du conflit est donc arbitraire. 56La Hymiskviða (« Chant de Hymir »), en 39 strophes de fornyrðislag, nous conte comment Ægir (géant qui personnifie l’Océan, il correspond à Pontos) est chargé par les dieux de brasser la bière qui sera servie lors du prochain festin à Ásgarðr. Loki ne put pénétrer dans la chambre de Freyja que sous la forme d’une mouche. Cependant, le nombre de trois et leurs noms, "passé", "présent" et "futur" seraient des aspects tardifs apparus avec l'évangélisation: de même, on trouve deux frères d'Odin très peu évoqués, Vili Et Vê, et deux pour Loki: trinité du bien et du mal. Le pont résonne sous lui bien davantage que les cinq troupes de morts qui sont passés la veille et elle en conclut qu’il n’est pas un mort. Les autres déesses sont toutes des divinités tutélaires protectrices de la famille, de l’amour, de la fertilité et de la fécondité : Sága demeure à Sökkvabekkr (« banc qui s’affaisse »), Eir (« aide ») est un bon médecin, Gefjon (« abondance ») est une vierge servie par celles qui demeurent vierges. Prenons par exemple les Skjöldungar : Skjöldr, dont le nom signifie « bouclier », est fils d’Óðinn et premier roi de Danemark (Prologue de l’Edda 4, Skáldskaparmál 40, 62) ; il épouse la géante Gefjon (Ynglingasaga 5, Gylfaginning 1). Comme dans les Vafþrúðnismál, Óðinn tromphe de son adversaire en demandant quelles sont les paroles qu’Óðinn a dites à Baldr avant que celui-ci ne soit brûlé. Arrivé chez Geirrøðr, il reçoit l’hospitalité, mais les filles du géant, Gjálp (« celle qui mugit ») et Greip (« prise, poigne, saisie »), soulèvent son siège, menaçant de l’écraser contre le plafond de la pièce. Les deux servantes se plaignent de leur sort, parlent de leur origine et de ce qu’elles ont fait, mais aussi de la ruine prochaine de la résidence royale de Fróði à Hleiðr (aujourd’hui Lejre). La coutume veut désormais qu’on commence une bataille en jetant une lance au-dessus de l’armée ennemie afin de la consacrer à Óðinn. Snorri appelle Heimdallr « pourvoyeur du collier de Freyja » (Skáldskaparmál 8). Les nains ne peuvent en effet supporter la lumière du soleil. Þórr échoue encore lors de deux autres tentatives de ce genre. Freyr contraint alors Gerðr à donner son consentement en la menaçant de lui graver des runes magiques : « Je te graverai un þurs (rune þ : q) et trois bâtons qui signifient : honte, folie et agitation » (Skírnismál 36). 79On sait que les guerriers morts au combat, les armes à la main, sont emportés à la valhöll par les valkyries chez Óðinn. Loki eut encore d’autres enfants.